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Êtes-vous un rond dans un ovale…

Avez-vous déjà eu l’impression de ne pas « fitter » avec quelqu’un? De ne pas être la bonne personne pour faire quelque chose? De ne pas être « sur la bonne chaise »? D’avoir l’impression de devoir dépenser de l’énergie « de trop » pour réaliser une tâche, juste pour la faire « de la bonne façon »? Malgré tout, comme ça finit par fonctionner, vous vous dites que votre malaise ne doit pas être justifié… C’est ce que j’appelle se sentir comme un rond dans un ovale. Je réfère ici au jeu de blocs de différentes formes que les enfants doivent faire passer à travers des trous de formes correspondantes. Normalement, chaque bloc a un trou de la même forme, mais si on « taponne » un peu, on peut arriver à faire passer un bloc à travers un autre trou. Comme le bloc rond dans le trou ovale. Ça finit par fonctionner, mais…

Vaudrait-il mieux que le bloc s’adapte? Le rond doit-il absolument aplatir deux de ses « côtés » pour passer? Et s’il veut être plus performant, doit-il vraiment étirer les 2 autres côtés? Avec cette image en tête, la réponse est simple : non! Il faut simplement choisir le bon emplacement et le bloc passera facilement. Alors, pourquoi devrait-on s’adapter à tout? Lorsque l’on ressent un malaise, que l’on doive vraiment pédaler pour accomplir quelque chose ou faire fonctionner une relation, devrait-on essayer de s’adapter, voire changer, pour que tout aille bien? Pourquoi ne pas simplement chercher une situation qui nous corresponde mieux?

 

Quand on est à l’aise, qu’on se réalise, que les choses coulent un peu d’elles-mêmes, toute notre énergie peut alors être canalisée de façon positive. Certains appellent ça être « dans le flow », d’autres diront être « sur son X ». Moi, j’appelle ça simplement être bien.

 

Est-ce que ça veut dire qu’il faut se sauver au moindre inconfort? Qu’il ne faut pas essayer de s’améliorer? Posons la question autrement. Demanderiez-vous à Bruny Surin (athlète olympique médaillé au sprint) de s’entraîner afin de gagner une médaille au marathon? Non, bien sûr. Bien que les deux disciplines soient à la course à pied, elles ne sollicitent pas le corps de la même façon et ne demandent pas le même type de capacités physiques. En fait, le sprinter et le marathonien n’ont même pas le même type de fibres musculaires! Forcer la chose risquerait de résulter en blessure et en surentraînement. Ça n’empêche pas par contre pas Bruny de continuer à s’entraîner dans SA discipline pour améliorer ses résultats.

 

C’est la même chose pour nous, commun des mortels, dans notre quotidien. Forcer la chose dans une situation qui ne nous convient pas peut résulter éventuellement en maladie ou en détresse psychologique. Il faut donc savoir identifier si les compétences, aptitudes ou traits de personnalité requis par la situation correspondent aux nôtres. Pour vrai. Pas sur papier ou selon ce qu’on voudrait être.

 

Ça correspond? Foncez! Demandez de l’aide pour vous améliorer si nécessaire et progressez.

 

Ça ne correspond pas? Pourquoi s’entêter? Parce « qu’il faut que »…? Vraiment? Et si vous vous donniez les moyens de prendre du recul? Se retirer d’une situation qui ne nous convient pas ne constitue pas un échec. J’en conviens, le changement peut être inquiétant et les « effets secondaires » peuvent être compliqués à gérer, mais ça vaut la peine. Vous ouvrez ainsi la porte à d’autres opportunités et vous vous donnez la chance d’être mieux. La personne qui vous remplacera sera-t-elle meilleure? Le bloc ovale est-il meilleur que le bloc rond? La question n’est pas d’être « meilleur » ou « assez bon ».  Le rond va dans le passage rond et l’ovale va dans le passage ovale. C’est une combinaison. La bonne personne devrait être à la bonne place.

 

J’étais un rond dans un ovale. Et vous, de quelle forme êtes-vous?

 

 

 

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Chercher midi à 14h… Être en santé, est-ce vraiment si compliqué?

Kinésiologue spécialisée en promotion de la santé en milieu de travail depuis une quinzaine d’années, j’ai eu l’occasion d’organiser une panoplie d’activités en lien avec la santé et les habitudes de vie. Afin de mieux répondre aux intérêts et besoins des participants, je me tiens au fait des nouvelles tendances… pour ne pas dire simplement que je me tiens au courant de ce qui est « à la mode ».

En regardant les résultats des nouvelles recherches, les sujets demandés, les questions posées par les participants, je constate qu’on a parfois tendance à chercher midi à 14h. Quel aliment, supplément ou exercice miracle me permettrait d’être en santé pour vivre vieux et en forme? À noter que pour convaincre un maximum de gens, ce qui est proposé ne devrait pas coûter cher, devrait être simple et surtout  ne devrait pas demander d’effort. Sérieux? Vous y croyez vraiment?

Bon d’accord. Plusieurs on comprit qu’il faut y mettre un peu du sien… En fait, certains l’ont « un peu trop compris ». Ce sont ceux qui cherchent midi à 14h. Quelle quantité de kale dois-je manger en une semaine? Comment cuisine-t-on le tofu tout en le combinant avec du bulghur? Si je remplace le sucre blanc par du sirop d’érable bio, est-ce que c’est moins calorique? Il paraît que le kombucha (thé fermenté) est vraiment bon pour la santé. Est-ce que ça aidera mon cholestérol? Si je change mes redressements assis par la planche sur le ballon la tête en bas avec les pieds dans les poignées du TRX, est-ce que je réussirai à avoir un « 6-pack »? Ok, j’exagère un peu… mais pas tant que ça.

 

Voulez-vous connaître mon secret? Ça se résume à 3 mots : ÉQUILIBRE, VARIÉTÉ, PLAISIR.

 

Dans le contenu de votre assiette.

·       Commencez pas placer une bonne quantité de légumes (oubliez la tasse à mesurer)

·       Variez le contenu

·       Écoutez votre corps (À quel point avez-vous faim?)

·       Ce n’est pas bon? Essayez une nouvelle recette avec cet aliment… ou passez à autre chose tout simplement.

·       Le dessert vous tente? Vous aimez le bon vin? La poutine ou le sac de croustilles vous appelle? Vous avez le droit! Allez-y de façon raisonnable, en portion modérée et occasionnelle, c’est tout!

 

Dans l’exercice

·       L’exercice le plus efficace… est celui que vous ferez.

·       Pour garder sa motivation, il faut aimer ce que l’on pratique, trouver une case horaire (incluant la fréquence et la durée) qui nous convient et se fixer des objectifs réalistes en fonction de ce qu’on est prêt à faire.

·       Vous vous êtes abonné au gym, inscrit à un cours de groupe ou avez acheté un équipement sportif? Super! N’oubliez pas de varier le programme, la routine ou l’endroit où vous pratiquez votre sport afin de changer le mal de place à l’occasion. Ce sera agréable et sortira votre corps de sa zone de confort afin de stimuler votre progression.

·       Bougez le plus souvent possible. Marcher un coin de rue de plus pour aller au travail, choisir les escaliers plutôt que l’ascenseur, se lever pour aller parler à un collègue 2 rangées plus loin au lieu de l’appeler. Tout s’accumule.

 

Un changement à la fois

·       Ne changez pas du tout au tout votre mode de vie du jour au lendemain.

·       Déterminez quel changement vous êtes prêt à faire aujourd’hui et faites-le. Une fois qu’il est intégré à votre mode de vie et que ça ne représente plus un effort (ou presque), apportez une autre modification.

·       «Baby steps»… c’est ce que le psychiatre répétait à Bob dans le film «Quoi de neuf, Bob?» (What about Bob?). C’est vrai aussi pour les habitudes de vie.

 

Bref, équilibrez vos menus, respectez votre faim et saisissez tous les prétextes pour bouger.

Pendant que vous stressez parce que vous ne savez pas ce qu’il serait préférable de choisir entre le thé vert bio et le kale afin d’optimiser vos antioxydants, c’est votre santé mentale qui écope sans que le choix final n’ait vraiment d’importance.

Ne cherchez pas midi à 14h!

Simple, plaisant et équilibré. C’est la clé!

 

 

 

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Santé et mieux-être en milieu de travail: N’attendez plus après le boss ! – PARTIE 5/5

N’attendez plus après le boss !

ENVIRONNEMENTS FAVORABLES À LA SANTÉ AU TRAVAIL : pratiques de gestion… personnelles

 

L’expression « pratiques de gestion » désigne normalement un ensemble de pratiques ou de politiques mises en place par les gestionnaires ou par l’équipe des ressources humaines d’une entreprise. Considérant que, dans la présente série de billets, je cherche à voir comme l’employeur ET l’employé peuvent contribuer à créer des environnements favorables à la santé au travail, je vais me permettre d’en élargir un peu le sens. J’aimerais aborder le sujet sous l’angle de l’individu. Comment puis-je gérer mon attitude et mon travail de façon à créer des environnements favorables à la santé? Regardons ensemble quelques exemples.

 

Merci !

De plus en plus d’entreprises mettent sur pied des politiques de reconnaissance. Il existe même des formations sur le sujet s’adressant aux gestionnaires. Plusieurs personnes semblent par contre avoir l’impression que la reconnaissance doit toujours venir de l’employeur envers ses employés et que ça doit prendre la forme d’une « récompense ». Pourtant, le simple mot « Merci » est une marque de reconnaissance très importante qui peut être utilisée par tout le monde. Quelle est la dernière fois où vous avez remercié un collègue pour un conseil ou un coup de main ? Quelle est la dernière fois où vous avez remercié votre supérieur pour son soutien? Quelle est la dernière fois où vous avez remercié un de vos employés pour le petit effort supplémentaire qu’il a mis pour finaliser un dossier complexe ? Un « merci » sincère (pas un merci automatique qu’on dit par simple politesse) fait toujours plaisir et valorise l’effort et le temps mis par la personne concernée. Je vous suggère l’exercice suivant : lorsque vous arriverez au bureau, allez voir un collègue, faites-lui un beau sourire et remerciez-le pour quelque chose qu’il a fait récemment (ou dites-lui que vous avez apprécié). Trop gêné ? Un courriel est un début…

 

Gérez votre « petit mulot »

Le Dr Serge Marquis appelle notre ego « Pensouillard le hamster ». Si on résume de façon très simpliste, l’image de Pensouillard courant et s’essoufflant dans sa roue (sans aller nulle part, évidemment) correspond au moment où notre ego prend tout personnel. Toute situation est analysée de façon à conclure que le monde entier est contre nous. Le petit mulot dont je vous parle fait référence non seulement à notre ego, donc à Pensouillard, mais aussi au scénariste qui habite notre tête. Vous savez, le scénariste qui écrit les films terminant en catastrophe qui joue dans notre tête lorsque l’on appréhende quelque chose ? Ici, je parle des scénarios dont nous ne tenons pas la vedette (Pensouillard s’occupe déjà d’écrire ceux-là). La course du hamster et du mulot génère souvent de l’anxiété inutile et nous remplit d’énergie négative. Difficile de se sentir d’attaque au bureau par la suite et d’être proactif au travail ! Que dire de l’ambiance que nous créons autour de nous ?  L’exercice suggéré ici est celui du Dr Marquis : arrêtez-vous quelques instants pour vous concentrer uniquement sur le moment présent. Prenez de grandes respirations et ne vous concentrez que sur les différentes sensations de votre corps: l’air qui entre et qui sort des poumons, les battements du cœur qui ralentissent, les tensions des muscles qui relâchent…

 

Gérez votre physique

Je ne fais pas du tout allusion à votre poids, votre coupe de cheveux ou à votre connaissance de la mode. Je parle plutôt de ce que vous dégagez, de l’impact du non verbal. Vous est-il déjà arrivé de ne pas du tout vous sentir d’attaque pour une journée de travail et de choisir des vêtements correspondant à cette humeur ? Le message envoyé aux autres (et à vous-même !) est alors du genre « journée pas productive en vue, n’essayez même pas ». Hum, pas trop gagnant. Voici aussi l’exemple de celui qui dit à tout le monde « Ne vous gênez pas pour venir me voir s’il y a quoi que ce soit, ma porte est toujours ouverte ! », mais qui vous reçoit avec un air bête ou en continuant à taper à l’ordinateur tout en faisant semblant de vous écouter. Cette personne disait vouloir collaborer et travailler en équipe, mais son corps ne semblait pas avoir eu le message. Il faut aussi noter que l’image projetée affecte non seulement les autres, mais nous affecte aussi personnellement. Par exemple,  par fois, le simple fait de se « forcer » à sourire finit par se transformer en sourire sincère et en bonne humeur. Exercice du jour : Examinez votre environnement physique, que ce soit votre poste de travail, votre habillement, l’expression de votre visage ou votre posture. L’image projetée est-elle une image positive ? Est-ce qu’elle reflète l’ouverture, la communication, la volonté d’aller de l’avant?

 

Bref, nos actions et notre attitude affectent notre santé et celle des autres en influençant la qualité de l’environnement dans lequel nous évoluons. L’ambiance de travail, la collaboration dans l’équipe, le choix d’adopter une attitude positive ou négative, la communication, les relations avec nos collègues / patrons / employés peuvent avoir un impact important sur la santé mentale et chacun a son rôle à jouer afin de les rendre favorables.

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Santé et mieux-être en milieu de travail: Êtes-vous déséquilibré(e) ou artiste? – PARTIE 4/5

Êtes-vous déséquilibré(e) ou artiste?

Environnements favorables à la santé au travail : l’équilibre travail-vie personnelle

 

Qu’est-ce que l’équilibre travail-vie personnelle? À mon avis, c’est un art. Je dirais même plus : c’est un art qui s’approche un peu des arts du cirque… voire même du funambulisme. Le funambule marche sur un fil et le moindre faux pas, la moindre inattention peut causer un déséquilibre entraînant la chute. Considérant la vitesse où va notre quotidien et toutes les obligations avec lesquelles nous devons jongler, notre santé mentale ne tient parfois qu’à un fil… Et vous, êtes-vous un artiste du cirque qui réussit à garder l’équilibre tout en jonglant sur son fil?

  • Comment peut-on créer des environnements favorables à la conciliation travail-famille?
  • Comment peut-on faciliter cet équilibre en tant qu’employeur? En tant que travailleur?

 
Avant de faire des démarches et d’entreprendre différents changements, il faut d’abord se demander : Qui est ma clientèle cible? Ce changement répondra aux besoins de quelle proportion des employés? Est-ce que cette nouvelle mesure contribuera à réduire le nombre de jours d’absences? Est-ce que cette mesure enlèvera une préoccupation / un stress à mes employés? Regardons quelques options en fonction des différents types d’environnements.

Environnement physique

Vous pensez possiblement déjà au service de garde, aux services de repas / collation santé ou encore à l’activité physique en milieu de travail. Parlons donc d’autre chose.

Vos statistiques indiquent plusieurs absences pour suivis médicaux? Des infirmières offrent des services en milieu de travail, que ce soit avec une présence sur une base régulière ou ponctuelle.  Les services offerts peuvent inclure entre autres:

  • Des prises de sang,
  • Le suivi des maladies chroniques (hypertension, diabète),
  • La vaccination (contre la grippe ou autre).

 

Environnement économique

Certaines entreprises ont mis sur pied un environnement économique très favorable à la  conciliation travail-famille pour les pairs aidants en offrant diverses modalités salariales facilitantes. Exemple: un employé doit s’absenter 2 jours / semaine pendant 4 semaines pour un proche malade. Au lieu de couper ces deux journées sur son salaire, l’employeur n’en coupe qu’une seule, mais pendant 8 semaines.

De façon plus accessible, les programmes offerts par certains réseaux de transport en commun (ex. : RTC, STM) offrent des réductions sur leurs abonnements. De plus, les voies réservées peuvent contribuer à sauver une partie du trafic et ainsi réduire le temps alloué au trajet entre la maison et le lieu de travail.

Aussi, lorsque la nature des tâches le permet, offrir la possibilité de faire du télétravail quelques jours permet aussi de sauver du temps de transport. (Ceci fait partie de l’environnement politique, tout comme la flexibilité d’horaire et la possibilité d’utiliser des banques de temps)
 

Et l’environnement socioculturel?

L’entraide fait-elle partie des valeurs mises de l’avant? Voici une façon d’utiliser vos ressources cachées lors de journées de tempête. Quelles ressources cachées? Les jeunes autour de vous! Lors des journées de tempêtes, si une commission scolaire ferme ses écoles, ce sont normalement tous ses établissements qui sont touchés. Plusieurs parents d’enfants au primaire doivent alors prendre congé. Certains des adolescents du secondaire aussi en congé forcé, pourraient accompagner leur parent au travail et utiliser quelques locaux pour offrir un service de garde pour des enfants plus jeunes. Il y aurait évidemment une certaine logistique d’inscription à gérer, mais ça peut dépanner lorsque le système est mis en place à l’avance. L’adolescent se trouve alors valorisé et fait un peu d’argent tandis que le parent évite de prendre congé ou de carrément perdre une journée de salaire (et l’employeur évite de perdre une journée de travail d’un employé).

 

Chaque personne doit par contre se prendre en main. L’employeur peut le soutenir en :

  • Offrant de la formation sur l’organisation du temps et la gestion des priorités.
  • Organisant des kiosques d’information permettant à différents organismes de présenter leurs services (aide au devoir, aide ménagère, etc.)

 

Finalement, voici deux suggestions de services en entreprise qui gagnent à être connus :

  • Point de cueillette de vêtement pour un service de nettoyeur.
  • Garage mobile (changement d’huile / changement de pneus)

En tant qu’individu, savez-vous où sont vos priorités? Vos actions et votre façon de gérer votre temps reflètent-ils ces priorités? Non? Il serait alors avantageux de prendre un temps d’arrêt pour revoir votre routine quotidienne afin de mieux l’enligner sur vos priorités.

Avez-vous de l’aide de vos proches?

Les membres de votre famille collaborent-ils aux différentes tâches?

Exemples :

  1. Impliquer vos enfants dans une activité de cuisine où vous préparez une partie des repas et coupez des légumes pour la semaine peut être amusant et utile tout en les aidant à développer différentes aptitudes. (D’ailleurs, le livre Cuisiner sans maman de Didier Girol peut vous aider.)
  2. Cuisiner plusieurs plats en grande quantité entre amis (chacun repart ensuite avec une partie) est une autre façon d’avoir du « plaisir productif ».
  3. Est-ce que les tâches entre parents (et même avec les enfants) peuvent être réparties plus efficacement?
  4. Un parent à la retraite est-il disponible pour aller chercher les enfants à l’école, vous évitant ainsi un détour après le travail?

Une fois l’organisation de votre temps revue et améliorée, est-ce que de l’aide externe permettrait de vous décharger complètement de certaines des tâches qui vous grugent le plus de temps ou d’énergie?

Le site www.koservia.com fait d’ailleurs un beau recensement des différents services offerts selon les régions.

Vous êtes trop serrés financièrement pour vous offrir ces services? Revoir ses priorités, c’est aussi revoir son budget. Certaines dépenses peuvent-elles être réduites afin de pouvoir vous « acheter de l’aide » et ainsi passer plus de temps de qualité avec vos proches?

Les environnements favorables à la conciliation travail-vie personnelle, c’est aussi à la maison.

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Santé et mieux-être en milieu de travail: Vos habitudes vont-elles à l’encontre des possibilités offertes par votre environnement? – PARTIE 3/5

Environnements favorables à la santé au travail

 

Environnement de travail

Lors de mon billet précédent, nous avons regardé la sphère « habitudes de vie » sous l’angle de chacun des quatre types d’environnements et comment le milieu de travail peut les rendre favorables aux saines habitudes de vie. Dans les autres sphères d’activités reconnues pour avoir un impact sur la santé des travailleurs selon le Groupe Entreprise en santé, nous trouvons justement l’environnement de travail comme tel.

Qui est responsable de l’environnement de travail? Est-ce que c’est uniquement l’employeur? Est-ce les membres du personnel ont leur part de responsabilité? L’employeur peut parfois mettre des structures ou proposer des programmes, encore faut-il que les employés en profitent. Explorons le tout ensemble.

Il est certain que si l’on parle de l’aménagement de l’édifice ou du contenu offert par les fournisseurs (distributrices, ateliers de groupes, programme d’aide, etc.), l’employeur pourrait être désigné comme étant le responsable de la mise sur pied et de l’entretien de ces structures et services. Par contre, tous les occupants de l’édifice ont leur rôle à jouer dans le maintien de ce service.

Prenons par exemple le contenu des machines distributrices. À plusieurs endroits, le choix d’aliments santé laisse à désirer ou est même complètement inexistant. L’employeur pourrait mettre sur pied une politique exigeant au fournisseur de proposer en tout temps une certaine quantité d’options santé. Par contre, si personne ne les achète, ces choix ne resteront pas disponibles longtemps puisque rares sont les fournisseurs qui accepteront de bloquer des espaces de leurs machines avec des items qui ne se vendent pas. Il en va de même pour un espace dédié à  l’activité physique ou à la détente. Si ça ne sert pas, on ne conserve généralement pas.

La santé physique passe aussi par la posture de travail. Une mauvaise posture peut causer des tensions et douleurs pouvant se transformer en problématiques plus sérieuses par exemple les tendinites ou les bursites. L’ergonomie des postes de travail est alors la première chose que l’on a tendance à remettre en cause. « Mon poste est  mal ajusté! » « Ma chaise n’est pas ergonomique! » Ça sonne familier?

 

À mon avis, une des questions à se poser serait plutôt « Comment vous tenez-vous ? » Même le poste de travail le plus ergonomique et le mieux ajusté ne pourra pas prévenir les douleurs causées par une mauvaise posture.

·    Gardez-vous votre souris près de votre clavier ou utilisez-vous fréquemment des accessoires (calculatrice, téléphone, etc.) situés loin de vous?

·    Gardez-vous votre dos droit ou avez-vous tendance à arrondir?

·    Vos épaules restent-elles basses ou ont-elles tendance à monter vers vos oreilles?

·    Votre tête est-elle bien alignée ou l’avancez-vous vers votre écran?

 

Je vous dirais que ces questions se posent également dans les autres sphères de votre quotidien.

  • Comment vous tenez-vous à table ou sur votre divan?
  • Lorsque vous faites de l’ordinateur ou de la tablette à la maison, comment êtes-vous installé?
  • Pliez-vous vos genoux lorsque vous soulevez une charge, incluant un sac d’épicerie ou vos enfants?

Si vous désirez plus d’information sur l’ajustement d’un poste de travail ou la manutention de charge, plusieurs sites internet crédibles comme celui de la CSST (CNSST), de l’ASSTSAS, de différentes universités ou encore de diverses firmes d’ergonomie proposent des conseils sur le sujet.

 

Si l’on aborde plutôt le volet santé psychologique… Plutôt que de pointer les autres du doigt, j’aimerais que chacun, employeur et employé, se questionne sur son attitude. Après tout, chacun d’entre nous fait partie de notre propre environnement et de celui de nos collègues!

Posez-vous les questions suivantes:

  • Attribuez-vous un ordre de priorités aux tâches que vous devez exécuter ou à celles que vous attribuez à vos employés?
  • Vous montrez-vous réceptif lorsqu’un collègue, votre patron ou un employé vient vous parler d’une situation problématique?
  • Êtes-vous du style à vous fâcher après les autres, à mettre de la pression ou à tenter de voir le bon côté des choses et encourager les troupes?
  • Êtes-vous d’un naturel positif ou faites-vous partie des « éternels chialeux »?
  • La communication est-elle encouragée dans votre milieu? Des occasions d’échanger sont-elles créées? Profitez-vous de ces occasions pour vous exprimer? Vos commentaires sont-ils constructifs?

Bref, chaque individu fait partie de l’environnement de travail. Un environnement de travail favorable à la santé est une chose. Ce que l’on en fait en est une autre. Et vous, utilisez-vous ce qui est mis à votre disposition?

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Santé et mieux-être en milieu de travail: Le temps passé au travail réduit-il votre espérance de vie? – PARTIE 2/5

 

Environnements favorables à la santé au travail

Saines habitudes de vie

 

La position assise prolongée nuit à la circulation sanguine, trop de stress mal géré peut contribuer à des problèmes de santé mentale… Ce que vous vivez au travail (et comment vous le vivez) nuit-il à votre santé?

 

Regardons plutôt les choses sous un autre angle : plusieurs problèmes de santé physique peuvent être prévenus ou amoindris avec de saines habitudes de vie, notamment l’hypertension artérielle, l’hypercholestérolémie, le diabète, les troubles cardiaques (ex. : angine), les maux de dos ou les tendinites. Adopter un mode de vie physiquement actif, manger de façon équilibrée et gérer son stress pourraient même réduire le risque d’apparition de certains cancers. Ces mêmes bonnes habitudes ont également un impact positif sur la santé mentale. Par exemple, des études ont démontré que l’activité physique permet de prévenir et de diminuer les symptômes de la dépression1.

 

Alors, pourquoi passer la journée assis sur une chaise à vous faire du mauvais sang? Agissez!

 

C’est d’ailleurs ce que plusieurs entreprises font en mettant sur pied des programmes de promotion des saines habitudes de vie auprès de leurs employés. Lancer des défis sous forme de jeu, organiser des cours de yoga sur l’heure du dîner, améliorer l’offre alimentaire à la cafétéria, tenir des kiosques ou des conférences sont toutes de très bonnes initiatives visant à informer et mobiliser les participants à prendre leur santé en main. Par contre, s’assurer que le lieu de travail est constitué d’environnements favorables aux saines habitudes de vie permet de soutenir la modification à long terme et envoie un message cohérent avec les actions du programme santé.

 

Voici quelques pistes de réflexion en lien avec les différents types d’environnements. À noter que ce ne sont que des exemples et non une liste exhaustive.

 

Environnement physique2 – Le milieu physique

·      Quels aliments sont offerts dans les distributrices/à la cafétéria? Les aliments « santé » sont-ils identifiés?

·      Des installations favorisant le transport actif sont-elles disponibles (supports à vélo, endroit pour se changer et se laver, etc.)?

·      Y a-t-il un endroit calme où il est possible de se retirer quelques minutes afin de faire redescendre la pression?

·      Des cours divers (activité physique, gestion du stress, cuisine santé, etc.) sont-ils offerts à proximité et sont-elles publicisées?

 

Environnement économique2 – Les coûts reliés aux « actions santé »

·      Les aliments santé offerts sont-ils au même prix (ou idéalement à un prix moindre) que les aliments moins bons pour la santé?

·      Les activités physiques offertes à proximité sont-elles à un coût abordable et/ou est-ce qu’un rabais corporatif a été négocié?

·      Les services du kinésiologue, du psychologue et de la nutritionniste sont-ils remboursés par l’assurance collective? Le personnel est-il informé que ces services sont couverts et peuvent être utilisés à des fins préventives?

 

 

Environnement politique2 – Les politiques internes et règles de vie

Le personnel bénéficie-t-il d’un horaire flexible? (Exemple : possibilité d’organiser son horaire afin de pouvoir s’entraîner quelques midis par semaine.)
·      Est-ce qu’une partie des frais reliés à la pratique d’activité physique sont remboursés par l’employeur?

·      Y a-t-il une « règle non écrite » voulant que les réunions débutent ou terminent, autant que possible, à une heure permettant d’aller s’entraîner le midi?

·      Un comité santé composé de représentants des différents secteurs de l’entreprise se réunit-il régulièrement afin d’être au fait de ce qui se passe sur le terrain et mettre en place les actions nécessaires?

·      Est-ce qu’une politique alimentaire balise le choix du fournisseur de services pour les machines distributrices et/ou la cafétéria?

·      Est-ce qu’un programme d’aide au personnel est disponible?

 

 Environnement socioculturel2 – Les normes et croyances

·      Les valeurs véhiculées au sein de l’entreprise sont-elles en lien avec les saines habitudes de vie? Les gestionnaires croient-ils aux bienfaits des saines habitudes de vie et les mettent-ils en pratique?

·      Est-il bien vu qu’un employé aille s’entraîner sur l’heure du dîner ou prenne une pause lorsque la pression monte?

·      La santé mentale est-elle discutée ouvertement et de façon neutre (au même titre que la santé physique)?

·      Les membres du personnel (employés et gestionnaires) ont-ils l’habitude de prendre des pauses durant leur journée, ne serait-ce que quelques minutes en avant-midi et en après-midi en plus d’un temps d’arrêt pour dîner?

 

Et les personnes?

 

Les actions de chacun, que l’on soit employé ou gestionnaire, ont un impact sur notre santé, voire même celle des autres.

 

·      Est-ce que je choisis de laisser mes problèmes de côté le matin et d’entrer au travail avec le sourire? Est-ce que je salue mes collègues lorsque je les croise?

·      Est-ce que j’offre mon soutien lorsqu’un collègue semble avoir besoin d’aide?

·      Est-ce que je profite de mes pauses pour marcher un peu? Est-ce que j’utilise les escaliers plutôt que les ascenseurs?

·      Est-ce que je porte attention à mes choix alimentaires? Est-ce que j’apporte un lunch équilibré et des collations?

·      Lorsque la pression ou le stress monte, est-ce que je prends un temps d’arrêt pour respirer profondément?

·      Est-ce que j’organise mon horaire et mon budget afin de prioriser mes choix santé?

·      Que mon poste ait été analysé ou non par un ergonome, est-ce que je fais attention à ma posture de travail? Est-ce que je fais les micropauses étirements ou est-ce que je me lève régulièrement (par exemple : en parlant au téléphone)

 

Bref, il est possible de rendre les « bons choix » plus accessibles à plusieurs niveaux, mais il reste que chacun est responsable des choix qu’il fait. Après tout, nous sommes les premiers à bénéficier de nos actions!

 

 

1 https://www.ordrepsy.qc.ca/pdf/Publ_Psyqc_ArtDossier_ActivitePhys_Juillet03.pdf

2 http://publications.msss.gouv.qc.ca/msss/fichiers/2012/12-289-03.pdf