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Séance de signature avec Anne Julien

Ne manquer pas l’opportunité de rencontrer Anne Julien auteure du livre Et si la vie c’était maintenant dans le cadre d’une séance de signature de son roman le samedi 15 septembre 2018 de 13h à 16h à la librairie Sélect de Saint-Georges (12140 1 Ave, Saint-Georges, QC G5Y 2E2).

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Cuisiner sans maman – 2e édition en format électronique maintenant disponible à travers le monde

Le livre de recettes «Cuisiner sans maman avec les p’tits cuissots» -2e édition de Didier Girol est maintenant disponible en format électronique à travers le monde dans la plupart des librairies numériques. La version papier sera disponible sous peu. Le Travailleur Futé est fier de vous présenter la 2e édition de ce livre qui connaît un fort succès depuis son lancement initial.

 

Facile et amusant !

Que dirais-tu d’inviter tes parents ou tes amis à déguster un repas que tu aurais préparé toi-même ? Oui, tout seul ! Avec ce livre et l’aide des P’tits cuistots, c’est facile et amusant. Tu y trouveras tout ce qu’il faut, parole de chef Didier ! Tu pourras préparer des plats nourrissants qui épateront tout le monde !

Alors, donne congé à maman et prépare toi-même : des salades et des entrées (des champignons farcis ou des tomates aux œufs, par exemple) des casse-croûte rapides (des pizzas express, des omelettes bizarres…) des plats principaux très semblables à ceux de maman, mais bien plus faciles à faire ! des desserts jamais vus, comme des crêpes rigolotes et des gâteaux zigzag…

Rien de plus simple que d’apprendre à Cuisiner sans maman ! Ce livre t’explique tout ce qu’il faut savoir : les principes de base, des conseils, des trucs et des astuces que les grandes personnes ignorent souvent. Il te donne la liste des ingrédients – faciles à trouver et pas chers – pour chacune des recettes. De plus, le jeune et talentueux illustrateur, Julien Dufour (quel nom prédestiné !), te montre, en détails et en bandes dessinées, les étapes importantes pour réaliser chacune des recettes.

Déjà, plusieurs jeunes de ton âge ont réussi toutes les recettes du chef Didier. L’auteur de ce livre et des recettes qu’il contient, Didier Girol, a été chef cuisinier professionnel en France et au Québec. Il est aussi enseignant au Québec. Mais il est surtout un papa qui veut partager avec ses enfants et ceux des autres la grande passion de sa vie : la cuisine.

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Lancement en juin 2018: Et si la vie c’était maintenant, roman de Anne Julien

Le Travailleur Futé est fier de vous annoncer l’addition à son portfolio, du nouveau roman de Anne Julien qui sera lancé en juin prochain.

«Bien que les pertes de mémoires étaient dorénavant apparentes, aucune hypothèse de maladies, Alzheimer ou autre n’y était officiellement associée. L’état de Simone ne s’améliorait guère. Elle s’en rendait compte, son mari s’en rendait compte et ses filles aussi. Chacun s’évertuait à faire semblant que tout allait bien. C’était devenu un sujet tabou et le silence ne faisait qu’augmenter leur solitude. Cette attitude ne sous-tendait aucune mauvaise intention, mais seulement un désir profond de protéger Simone et la quiétude du clan familial. Habituellement fière de sa personne, l’ex-femme d’affaires portait de plus en plus souvent des vêtements souillés, négligeant de se changer et de mettre ses tenues de la veille au lavage. Il en était de même concernant les soins d’hygiène. » Au fil des ans, la maladie d’Alzheimer bouleverse la vie de Simone, celle de ses filles et de son mari. La dégénérescence cognitive, les changements physiques, de caractère et toutes les autres difficultés inhérentes à cette maladie obligent les membres de sa famille à vivre sa perte au quotidien. Ils font face à plusieurs décisions déchirantes relativement à sa dépendance grandissante. Leur deuil prématuré, ce deuil en blanc, est douloureux et omniprésent tout au long de l’histoire. La maladie de Simone ne se passe pas à l’écart du reste du monde. Les membres de sa famille sont touchés par d’autres deuils, leur vie étant aussi chargée d’épreuves. Malgré elle, Simone leur apprend à mieux vivre et à savourer l’instant présent.

Auteure:

Anne Julien est psychologue de formation. Elle a débuté sa carrière comme enseignante au collégial. Elle a ensuite œuvré à titre de psychologue scolaire pendant presque deux décennies. Durant la même période, elle a fait de la consultation comme psychologue en pratique privée à Sainte-Marie de Beauce. Aujourd’hui, elle occupe un poste de cadre au sein des Services éducatifs de la Commission scolaire de la Beauce-Etchemin. Toute petite, elle raffolait des histoires que sa mère lui racontait. C’est au secondaire qu’est né son projet de roman. Il est demeuré à l’état embryonnaire pendant de longues années pour ensuite prendre forme à l’approche du mitan de sa vie. Prête à relever ce défi qu’est l’écriture, elle a pris la plume pour écrire sur un thème qui la fait vibrer. La maladie d’Alzheimer s’est naturellement imposée puisque sa mère, sa grand-mère et sa tante du côté paternel ont souffert de cette maladie.

 

Le monde connaît un accroissement majeur des cas de la maladie d’Alzheimer, lié notamment à l’augmentation de la courbe de l’espérance de vie. Ce roman trouvera certainement écho chez plusieurs personnes qui traversent ou ont traversé cette épreuve.

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Les vœux du cuistot de service !

Bonne année, bonne santé, de la joie, des réussites, de l’amour et… un raton laveur comme disait Prévert !
 
Vous n’en avez pas marre vous, de ce rituel enfantin qui consiste à se souhaiter tout le bien possible, en sachant d’avance que la plupart de nos connaissances s’en foutent royalement ?
 
Bonne année à l’employé que l’on sait déjà dans la prochaine charrette ; bonne année au patron que l’on n’aime pas, mais que l’on supporte mieux que le chômage ; bonne année à la boulangère ou à l’épicier que l’on va ignorer tout le restant de l’année ; bonne année à ses enfants que l’on néglige, entre deux parties de golf ; bonne année à ses vieux parents que l’on va oublier d’aller voir, parce qu’on n’a pas eu le temps… avec toutes ces fêtes !

Mais la tradition est là, on ne peut déroger sous peine de coups de gueule, de mauvaises impressions et de manque de participation. On peut même être taxé de négativisme primaire si on ne joue pas avec les petits n’amis au « party » de bureau!

Dans l’entreprise ça peut être fatal.

Dans la famille, c’est en général catastrophique, avec une seule possibilité de réhabilitation : être présent au prochain enterrement et de préférence avec la gueule de circonstance.

Dans le couple c’est mortel. Imaginez-vous oubliant de souhaiter une bonne et heureuse année à votre conjointe ou conjoint ! C’est le divorce assuré dans l’année.

Et encore une bonne année ! Qu’il dira, l’avocat…
 
Heureusement qu’il nous reste le bistro pour ne pas se souhaiter une bonne année, ici tout le monde a le droit. On s’en fout !

Qu’elle soit longue, courte, bonne ou mauvaise, une seule chose est sûre : on aura soif de toute façon.

Saint-SAQ priez pour nous. Et nous boirons jusqu’à vos paroles, promesse d’ivrognes.
 
De toute façon que pourrait-on souhaiter ?
 
·      Du travail payé autrement qu’avec un lance-pierre

·      Des vieux qui aident des jeunes, partageant leur expérience et leurs relations dans le milieu de travail pour faciliter leur intégration et assurer une relève de qualité

·      La liberté d’expression, la liberté de la Presse et son intégrité malgré la convergence et même quand les factures sont dures à payer

·      Des lois internationales pour protéger un peu plus les journalistes qui crient liberté d’expression partout, au risque de leur vie, pas derrière un café ou un micro. Combien encore, sont morts pour elle cette année ?
 
Personnellement, je n’ai qu’un seul souhait pour cette nouvelle année : que revienne en chacune et chacun d’entre-nous, le sens de l’humour : la seule vraie qualité qui nous différencie de la bête, avec celle de cuisiner, puisqu’il paraît que les chiens rigolent vraiment eux aussi.

Je suis sûr que l’on réglerait plein de problème seulement avec ça.

Trouvez donc le moindre sens de l’humour chez les extrémistes de tous bords, de toutes confessions religieuse ou laïque et de toutes conneries politique ou financière ?

Et avec le retour du respect : chez soi, à l’école, au travail, bref, dans la société en général.

Vous me trouvez un peu sinistre aujourd’hui ?

Alors, venez consoler votre cuistot, d’habitude c’est lui qui console avec un bon petit plat ou un poème un peu romantique, mais en cette fin d’année 2017, il pense à tous ceux qui crèvent de la connerie humaine partout dans le monde.
 

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La boîte de chocolat – conte de Noël

Ce soir de Noël, papa Jean-Paul est triste, il est devant son sapin et regarde d’un œil distrait les bougies scintillantes et les guirlandes multicolores.
Il attend, espère, mais visiblement cette année encore, ils ne viendront pas…
Jean-Paul est veuf depuis cinq ans. Avec sa femme qu’il adorait, ils ont eu deux enfants. Deux garçons magnifiques, beaux et intelligents.
Depuis la mort de Jeannette, ses deux garçons viennent de temps en temps lui faire la conversation, un peu de ménage dans le jardin et lui apporter quelques plats cuisinés par ses belles-filles. Il aime ces moments où ses enfants s’occupent de lui.
Il est grand-père depuis peu de temps, mais ses fils font carrière et leur femme aussi, alors il les voit rarement. Quand ils seront plus grands peut-être.
Ça fait trois ans maintenant qu’il est seul à Noël, les enfants se sont acheté un chalet à la montagne et font leur réveillon là-bas. Lui, n’aime pas trop les voyages et puis de toute façon on ne lui a pas proposé.
Ses fils ne le négligent pas vraiment, mais il y a le travail, les enfants et tout le reste de la vie quotidienne. Il est victime du manque de temps en quelque sorte, mais lui, du temps il en a à revendre.
Alors il s’ennuie et même tous ses beaux souvenirs ont du mal à lui faire passer le temps.

– Vive le vent, vive le vent, vive le vent d’hiver…

Sur son petit transistor, les chansons de Noël se succèdent. Il aime ça, elles lui rappellent les réveillons d’antan avec toute sa petite famille.
Cette année, sûrement qu’ils lui réservent une surprise… Surtout qu’il a fait un léger malaise au printemps alors peut-être auront-ils peur que ce soit son dernier Noël ! Ahahah ! S’il faut mourir pour qu’ils viennent, alors mourrons !
Il écoute espérant un bruit de portière dans le jardin, mais rien, rien que le vent qui souffle et les volets qui claquent.

– Il faudrait bien que je les répare pense-t-il.

 

Petit papa Noël, quand tu descendras du ciel, avec des joujoux par milliers…
C’est vrai, cette année encore il a oublié de faire des cadeaux… Mais il n’a jamais vraiment été très cadeaux, ses fils le savent de toute façon.

– S’ils viennent pour le dessert, au moins j’ai une bûche et une bouteille de champagne au réfrigérateur.

À présent, il somnole sur son fauteuil. Il n’avait pas grand appétit ce soir. Une soupe, un peu de fromage avec du pain. Bon il a fait une exception, un peu de vin…

– Mais quoi c’est Noël après tout ! Peut-être deux verres, bon.

Tout à coup le voilà bien réveillé, les oreilles aux aguets.

… Deux coups à la porte !

– Je n’ai pas rêvé, j’ai bien entendu toquer à la porte !

Il se lève et se précipite dans l’entrée, manquant même de trébucher.

– Ce serait le comble, pour une fois qu’ils viennent à Noël, de me retrouver à l’hôpital.

Il accroche un beau sourire à son visage, prend une grande inspiration et ouvre la porte.

– Bon…soir…

Personne …

Il regarde à droite, il regarde à gauche…

– Personne !

Jean-Paul baisse lentement la tête, déçu et triste.

– Le vent sans doute m’aura joué des tours.

Puis il l’aperçoit là, posée contre la marche en bois de l’escalier, toute belle avec de beaux rubans or et rouge. Il se penche et la prend dans ses mains. Elle est lourde et lisse, brillante et colorée.
Il regarde autour de lui. Personne.
Il prend la boîte, rentre chez lui et ferme la porte doucement.

Tout excité, il parle tout seul dans son salon.

– Mais qui a bien pu me déposer ce présent ? Ça ne peut pas être mes fils, ils sont en train de faire la fête. Alors qui ? La plupart de mes amis sont morts ou partis en maison de retraite loin d’ici.

Ne trouvant aucune réponse à son interrogation, il s’assoit dans son fauteuil.
Il observe la boîte de chocolat en se disant qu’il ferait bien de l’ouvrir tout de suite.

– Si ça se trouve, ce sont des gamins du quartier qui m’ont fait une farce et la boîte ne contient que des cailloux…

– Allez hop ! On verra bien.

Il prend le bout du ruban entre ses doigts et tire.
Le nœud glisse facilement. Il le pose sur la petite table à côté de son fauteuil.
D’une main, il caresse le velours rouge de la boîte.
Il ressent aussitôt une étrange sensation, comme une légère décharge électrique, mais agréable.
D’un seul coup il se sent en pleine forme.

– J’ouvre la boîte et je serai fixé. Si c’est une farce et bien j’irai me coucher. Demain il fera jour.

Entre ses deux mains, il soulève délicatement le couvercle.
Aussitôt une odeur de bon chocolat lui arrive aux narines.

– Mon Dieu se dit-il, cette odeur je la connais si bien, celle de la boîte de chocolat que maman achetait pour Noël quand j’étais petit.

Comme un enfant gourmand, il se met à respirer la boîte à plein nez.
Un délicat papier doré garde encore secret le contenu de la boîte.
Il tire sur la feuille, d’un côté, puis de l’autre…

– Magnifique !

Tous les chocolats de son enfance ! Mais aussi, ceux qu’il achetait pour sa petite famille à chaque Noël : rochers, palets d’or, truffes, muscadines, mendiants, chardons…
Il y a même les petites bouteilles en chocolat contenant du Cognac ou de l’Armagnac, qu’il buvait en cachette quand sa mère avait le dos tourné…

– Je vais commencer par ça pour m’ouvrir la gourmandise !

 

Il prend la bouteille et enlève le papier vert et or. Il croque dans le chocolat. Le délicat liquide corsé et légèrement sucré coule dans sa bouche. Il ferme les yeux de plaisir et quand il les rouvre…
Il est derrière un sapin de Noël avec sa petite bouteille à la main. Entre les branches, il aperçoit… ses parents en train de trinquer au champagne à la grande table familiale !?
Ses frères sont là aussi, assis bien sagement qui mangent de la bûche de Noël.
De revoir subitement tous ces êtres qu’il aimait et trop tôt disparus – il était le plus jeune de la famille – il sent monter en lui une bouffée d’amour et de tendresse. Toutes les sensations sont là, l’odeur du chocolat, du sapin et même celle de sa maison d’enfance.
Les larmes coulent sur son visage, larmes de joies, larmes d’amour.
Il se lève pour aller les rejoindre, pressé de les serrer dans ses bras encore une fois.

– Papa ! Maman ! C’est moi ! Votre fils ! C’est Jean-Paul ! J’arrive…

À ce moment, il sent une main le tirer brusquement et se retrouve aussitôt dans son vieux fauteuil, avec la boîte de chocolat sur les genoux.
Sous le choc et le souffle court, il essaye de comprendre ce qui vient de lui arriver.

– J’ai dû rêver, peut-être à nouveau un petit malaise. Mais c’était tellement réel…

Quand il regarde à nouveau la boîte, une envie irrésistible de croquer dans l’un des mendiants lui prend.
Tant pis se dit-il encore une fois. C’est Noël !

Et croc !

Le chocolat au lait fondant, l’odeur de noisettes torréfiées et le goût sucré des cerises confites.

– Ahhh ! Que c’est bon se dit-il

– Papa ! Papa ! Ça va ? Tu ne t’endors pas quand même ?

Jean-Paul ouvre les yeux.

– Mais que ce passe-t-il ? Ce sont mes fils. Mais ils sont tout jeunes !

– Là je n’ai plus de doute c’est le chocolat, il doit y avoir une drogue là-dedans. Et moi qui les mange sans même savoir d’où ils viennent.

– Non ! Bien sûr que non, les enfants.

– Papa tu nous as promis de nous raconter l’histoire des mendiants.

 

Passé la surprise, Jean-Paul tout ému, regarde ses deux fils comme il ne les a plus vu depuis au moins vingt ans.

– Ils sont si jeunes, si mignons. Comme je les aime… Si c’est une drogue tant pis, revoir mes enfants quel bonheur.

Il décide donc de jouer le jeu sans s’occuper de cette étrange situation.

– D’accord les enfants je vous raconte l’histoire de ces délicieux chocolats.

– Autrefois pour Noël, les artisans chocolatiers fabriquaient leurs chocolats jusqu’au dernier moment. Ils terminaient leur travail le soir du réveillon. Avant de quitter leur atelier pour aller réveillonner en famille, ils rangeaient tout.

Dans les fondoirs, il restait toujours un peu de chocolat fondu, ils y mélangeaient les restes de noisettes et de fruits confits qu’ils n’avaient pas utilisés : les abîmés, les cassés.
Ils étalaient ensuite tout le mélange dans des plaques. Une fois le chocolat durci, ils en cassaient de petits morceaux qu’ils distribuaient aux mendiants de leur quartier. D’où leur nom.

– Ouah ! Génial ! S’écrièrent les enfants.

– À cette époque, le mot compassion avait encore un sens continua Jean-Paul. Chaque personne faisait de son mieux pour donner un peu de joie le soir de Noël à ceux qui n’avaient rien.

– Quelle belle histoire de Noël papa. On pourra faire des mendiants l’année prochaine et les distribuer ?

– Si vous voulez…

Il entend un bruit de vaisselle dans la cuisine. Ça doit être ma Jeannette.
Il se lève pour aller la rejoindre. Revoir son amour après tant d’années, quelle chance !

– Jeannette ? C’est toi ma chérie ?

Il y a comme une décharge électrique dans sa tête, il ferme les yeux de douleur.
Une fois la douleur calmée, il les rouvre… Il est à nouveau dans son fauteuil avec la boîte sur ses genoux.

– Je sais que ce n’est pas raisonnable, mais je pense que je vais prendre un peu de vin pour me remettre de mes émotions.

Tout en savourant son verre de vin, il se dit que tout ce qui lui arrive est vraiment étrange, mais de n’avoir pas pu revoir Jeannette le rend triste.

–  Ces chocolats sont peut-être magiques ? Au point où j’en suis, tout est possible. Une drogue pourquoi pas, mais deux fois de suite c’est louche…

 

– Quand même, revoir Jeannette juste un moment, quel bonheur ce serait. La serrer dans mes bras et l’embrasser. Elle me manque tellement.

Alors il lui vint une idée.

– La bouteille de chocolat était la préférée de mes parents et je les ai vus après en avoir mangé une. Les mendiants que mes fils aimaient… je me suis retrouvé avec eux après en avoir croqué un…

– C’était le palet d’or que Jeannette adorait… Alors si j’en mange un…

Il saisit un palet d’or et le mordit à pleine dent. Quelle délicieuse sensation que cette crème au goût fort de bon cacao, croquant autour et tendre à l’intérieur…

– Mon chéri tu veux encore un palet d’or ?

Là, Jean-Paul faillit tomber à la renverse.
Jeannette à côté de lui, dans leur beau canapé de cuir comme il y a…au moins 20 ans.

Il se dit : ne perdons pas de temps, visiblement le charme ne dure pas longtemps.
Il prend la main de sa femme dans la sienne.

– Oui j’en veux bien encore un, ma chérie.

Tu as l’air bizarre ce soir mon Paulo (c’était son petit nom d’amour… que seule sa femme avait le droit d’utiliser), on dirait que tu viens de voir un fantôme…
Il faillit éclater de rire. Elle ne pouvait pas si bien dire.
Il regarde sa Jeannette et lui dit

-Tu sais ma Jeannette, je n’ai jamais aimé une autre femme que toi, tu es mon amour et pour l’éternité.

– Et bien mon chéri, on dirait bien que le champagne te réussit ce soir.

Elle se blottit dans ses bras et il l’embrassa tendrement.
Quand il ouvre les yeux, il se trouve à nouveau sur son fauteuil avec la boîte sur les genoux.
Il est heureux et triste à la fois, heureux d’avoir retrouvé sa Jeannette et triste de la perdre à nouveau.
Quelle nuit se dit Jean-Paul, nuit magique, nuit de Noël. Peut-être suis-je simplement en train de rêver.
C’est à ce moment qu’il aperçoit sous un des palets d’or un petit bout de carton qui dépasse. Il tire dessus et voit qu’il s’agit d’une petite carte de Noël. Il la retourne et découvre une écriture ancienne aux fines boucles élégantes. Visiblement le texte s’adresse à lui.

 

Mon cher Jean-Paul,

Tu te demandes qui t’a offert cette boîte de chocolat très spéciale ? Et bien c’est moi, le père Noël. Si, si ! Je sais que tu n’y crois plus depuis longtemps, mais c’est bien moi. Ce cadeau est pour toi qui est seul et triste en ce soir de Noël. Te connaissant tu vas te demander « pourquoi moi, qu’ai-je fait pour le mériter ? » Je vais te le dire : parce que tu as aimé toute ta vie sans jamais compter ni renoncer à aimer.

Je vais te donner un conseil, ne parle de cette boîte à personne de toute façon ils ne te croiront pas. Ce sera notre secret à tous les deux. Ho ! Ho ! Ho !

Joyeux Noël !

Jean-Paul ému, pose la carte sur la boîte. Sur SA boîte ! Tout à coup il se sent très fatigué, toutes ces émotions.

– Je vais aller me coucher et dès demain matin, je vais appeler mes fils et leur dire que je les aime et qu’ils me manquent.

– Je me demande bien ce qu’il va se passer quand je mangerai les autres chocolats…

– Quel Noël étrange et magnifique. C’est donc ça la magie de Noël ?

Il ouvre la fenêtre de sa chambre et, s’adressant au ciel, il crie :

– Merci pour le plus beau cadeau du monde père Noël !

Il ne faut jamais cesser de croire au père Noël. La vie est magique, tout peut arriver.

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Le livre «Henri et le magicien coquin» disponible bientôt

Découvrez bientôt la dernière création de Simon Chrétien (texte) et de Manon L’Hérault (illustrations), soit un livre couleur destiné à la petite enfance. Venez participer à la fête d’anniversaire de Henri et découvrez un magicien un peu coquin…

Ce livre sera disponible, d’ici quelques jours en format numérique dans la plupart des librairies numériques dans le monde. Il sera disponible en format papier d’ici à la mi-octobre.

Livre couleur de 8 po x 8 po en papier (couverture souple en carton)

16 pages