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Les serres domestiques et les jardins d’intérieur – Lancement janvier 2017

Dès janvier 2017, vous pourrez mettre la main sur un ouvrage indispensable pour les amateurs de jardinage. Il s’agit de la 2e édition publiée pour la première fois il y a plus de dix ans et épuisée depuis longtemps avec 7000 copies vendues. Plus de détails vous seront dévoilés sous peu. Une oeuvre de Simon Chrétien qui sera publié par Le Travailleur Futé.

 

MISE À JOUR 2018: Afin d’offrir aux lecteurs un ouvrage non seulement révisé, mais bonifié, la publication est reportée à l’automne 2018. Merci de votre compréhension.

 

 

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Embellissez votre aménagement paysager avec des arrangements floraux en pots originaux!

L’aménagement paysager d’une propriété n’est pas qu’une affaire de plates-bandes. Il est possible d’user de créativité et d’intégrer des aménagements en contenant de toutes sortes. Ce type d’aménagement permet d’utiliser de multiples formes de contenants aux couleurs et matériaux divers. Un autre avantage réside dans la possibilité de localiser les contenants à des endroits où il n’aurait pas été possible d’aménager des plates-bandes. Pour obtenir des pots de fleurs qui seront magnifiques tout au long de la saison il est utile de tenir compte de quelques éléments pratiques. La principale difficulté dans la culture hors sol en contenant est de maintenir le bon taux d’humidité dans le substrat et de prévenir le flétrissement ainsi que le dépérissement des plantes. Il est préférable d’utiliser des plantes résistantes à la sécheresse ainsi qu’un substrat à base de tourbe conçu pour la culture en balconnière et jardinière. L’installation d’un système de micro irrigation lorsque possible permettra de vous éviter bien des tracas. Il est important d’assurer un arrosage copieux une fois par jour le matin et deux fois par jour, matin et soir, lors des journées très chaudes et ensoleillées. Il existe aussi des pots à réserve d’eau intégrée qui permet d’assurer l’approvisionnement en eau des plantes de manière continue. Il suffit de remplir le réservoir sur une base régulière. Utiliser des contenants résistants aux intempéries, en particulier à l’humidité. Les contenants doivent avoir des trous de drainage au fond. Les différents manufacturiers offrent un vaste choix parmi plusieurs concepts décoratifs.

 

Fertilisation simplifiée

Pour limiter les tâches de fertilisation, il existe sur le marché des fertilisants à dégradation lente pour fleurs annuelles. Lorsqu’incorporés au substrat lors de la plantation, ils assureront ainsi les besoins nutritifs des plantes pendant plusieurs mois

 

Une question d’organisation et du choix des plantes

Il est aussi possible de faire préparer des arrangements en pots à l’avance par un producteur en serre ou les préparer chez soi si on possède une serre domestique. Lorsque l’arrangement floral est planté en serre, il a le temps de gagner en maturité avant d’être intégré dans l’aménagement de la propriété, ce qui permet d’avoir une jardinière bien garnie et à maturité. Pour un arrangement réussi, il faut varier la taille des plantes. Utiliser des plantes hautes avec des plantes basses et des plantes retombantes. Il est aussi possible d’introduire certaines plantes grimpantes si l’on intègre un support décoratif auquel il leur sera possible de s’agripper. N’hésitez pas à faire preuve d’originalité et de créativité lors de la création de vos aménagements en pots.

 

Le soleil, le vent et la pluie

Si le pot est situé dans un corridor de vents assez forts, il peut-être nécessaire de mettre quelques grosses roches au fond du pot avant de le remplir de substrat pour éviter que le vent ne le déplace ou le fasse tomber. Il est aussi important d’effectuer la sélection des plantes en fonction de la localisation où sera installé le pot. Il est entre autres important de déterminer la durée d’ensoleillement dans une journée à cet endroit afin de faire le bon choix de plantes; telles plantes d’ombre, mi-ombre, plein soleil. L’idéal est d’intercaler des plantes choisies pour la beauté de leur feuillage à des plantes à floraison prolongée ou une sélection de plantes qui fleuriront à des moments différents afin d’avoir un arrangement qui demeure coloré et fleuri durant toute la belle saison.

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Les amendements de sol

L’or noir qu’est le sol est une ressource vivante très précieuse qui sert non seulement  de support aux végétaux, mais aussi de « garde-manger ». Un sol cultivé qui n’est pas « nourri » et bien entretenu s’épuisera avec le temps, de là l’importance des amendements. Ces derniers sont aussi utiles pour améliorer les propriétés physico-chimiques des sols et substrats utilisés en culture en pots. Les rendements des cultures sont nettement influencés par l’état des sols qui les soutiennent. Les horticulteurs ont donc tout avantage à les dorloter pour en tirer profit.

Selon le grand dictionnaire terminologique de l’Office québécois de la langue française, la définition d’un amendement du sol est «Opération qui consiste à apporter au sol des substances capables d’en améliorer les propriétés physiques ou physico-chimiques, et par répercussion ses propriétés biologiques et chimiques.». Il existe principalement trois types d’amendement; soit les organiques, les inorganiques et les synthétiques. Il est aussi possible de considérer certains microorganismes, tels les mycorhizes, comme des amendements de sol.

 

Les mycorhizes

Ce champignon microscopique se trouve généralement de manière naturelle dans le sol des cultures en pleine terre. Il est toutefois possible d’en incorporer au sol lors de plantations afin de s’assurer de sa présence en quantité suffisante et de bénéficier de ses avantages. Plusieurs manufacturiers de substrat organique vendu pour la culture en contenant en ajoutent à leurs produits. Il est aussi très facile d’en incorporer manuellement au mélange lors de la préparation du terreau. Toutefois, il existe de multiples souches de champignons mychoriziens et les effets sont variables selon les plantes et les souches choisis. Il importe donc de bien se renseigner en fonction de ses besoins avant de les utiliser. Cet organisme vivant établit une symbiose avec les racines des plantes. C’est-à-dire qu’elles colonisent celles-ci et augmentent leur capacité à absorber l’eau et les éléments nutritifs. Les racines peuvent ainsi se développer plus facilement. En contrepartie, les mycorhizes prélèvent de la plante certains éléments dont elles ont besoins pour croître. Il en résulte pour la plupart des espèces végétales un meilleur rendement ainsi qu’une plus grande résistance aux maladies.

Amendements organiques

La catégorie des amendements organiques regroupe entre autres le compost, le fumier, la tourbe de sphaigne, la terre noire, le paillis organique, les algues et résidus marins et les mélanges. Les éléments nutritifs contenus dans la matière organique ne sont toutefois disponibles pour être absorbé par les racines des plantes qu’après avoir subi un processus de dégradation naturelle par les organismes présents dans le sol (vers de terre, champignons, insectes, etc.), qui s’opère graduellement et sur une période de temps plus ou moins longue.

  • Compost

Issu du processus de décomposition de débris organiques, le compost est une excellente source de matière organique, de nutriments et de minéraux. Il est aussi riche en micro-organismes. Il constitue un amendement de premier choix pour les sols pauvres, car il améliore la structure et le bilan global du sol sur la majorité de ses constituants. Sa porosité importante lui permet de retenir une grande quantité d’eau et d’air. Quant au pH, il varie entre 5 et 8 selon les matériaux qui le constituent.

  • Fumier

Le fumier est composé majoritairement de déjections animales et de litière d’élevage, tels le bran de scie et la paille. Sa composition en matière organique, en nutriment et en minéraux est très variable et dépendante de plusieurs facteurs, tels la race animal qui en est la source (le contenu des déjections varie selon les races), l’âge du troupeau, l’alimentation des bêtes, le type de litière, etc. Il est donc préférable d’effectuer une analyse du fumier et du sol à amender avant d’arrêter son choix sur un fumier particulier. Il sera alors plus facile de faire un bon « match ».

  • Tourbe de sphaigne

La tourbe de sphaigne est constituée principalement de mousse de sphaigne décomposée. Elle est idéale pour alléger les sols lourds et compacts. Toutefois, étant donné son effet acidifiant, elle doit être utilisée à bon escient. La morphologie des fibres et des cellules de la sphaigne lui permet d’absorber de 10 à 15 fois son poids en eau. La capacité impressionnante de la mousse de sphaigne à retenir l’eau en fait un amendement de choix pour augmenter la rétention d’eau des sols. Difficilement dégradée, elle subsiste longtemps dans le sol, fournit par conséquent peu d’éléments nutritifs aux plantes et possède une petite capacité de rétention envers ces éléments. La tourbe possède un pouvoir tampon élevé qui lui permet de résister aux variations du pH. La tourbe de sphaigne lorsqu’elle s’assèche est très difficile à ré-humecter. Les sols qui en contiennent nécessitent donc un approvisionnement en eau adéquat.

  • Terre noire

La terre noire provient principalement de deux sources d’approvisionnement; soit de terre agricole constituée de terre noire sur lesquelles on prélève la couche supérieure, d’où la mention « top soil », soit elle provient de tourbe de sphaigne décomposée. La terre noire ne constitue pas un amendement de choix puisqu’elle est souvent contaminée par des graines de plantes adventices. Une terre noire à privilégier est exempte de semences de plantes adventices, possède une teneur en matière organique supérieure à 30 % et un niveau de décomposition avancé afin de limiter la consommation d’azote par le processus de décomposition. Un signe de sa décomposition avancée est l’absence d’une odeur de putréfaction et de  morceaux grossiers de matière organique.

  • Paillis organique

Les paillis végétaux composés habituellement de feuilles mortes déchiquetées, d’écales de cacao ou de sarrasin, de paille, d’écorce ou de bois raméal fragmenté peuvent servir d’amendement de sol autant que de paillis de surface. La vitesse de décomposition d’un paillis est très variable d’un type à l’autre. La rapidité de la mise en disponibilité aux plantes des éléments nutritifs et de la matière organique sera influencée conséquemment. La taille (granulométrie) des éléments qui composent les paillis permet aussi d’améliorer la structure du sol et sa porosité. Ce type d’amendement est particulièrement indiqué pour les sols sablonneux. Il est à noter que le processus de décomposition d’un paillis utilise une grande quantité d’azote. Sans apport exogène d’azote, il peut s’installer une compétition, pour l’azote disponible dans le sol, entre le processus de décomposition et les plantes, et ce, au détriment des ces dernières.

  • Autres

On peut retrouver sur le marché une panoplie d’autres amendements organiques d’origines animales ou végétales dont la poudre d’os, le sang séché, les algues et résidus marins, etc. Ces amendements permettent généralement un apport d’éléments minéraux particuliers importants pour le développement des cultures. Ils ont toutefois normalement une vitesse de dégradation plus lente. D’autres amendements comme la fibre de coco, les écorces, la fibre de bois et le bran de scie vont permettre d’améliorer la structure du substrat et sa capacité de rétention de l’eau mais apporteront peu en termes d’éléments nutritifs. Ils consommeront toutefois une grande quantité d’azote en se décomposant.

 

Amendements inorganiques

Les amendements inorganiques sont composés d’éléments minéraux tels le gypse, la chaux, la cendre de bois, le soufre  et le sable. Alors que les amendements organiques fournissent généralement une certaine quantité de matière organique au sol ce n’est pas le cas des amendements inorganiques.

  • Gypse

Le gypse, est constitué de sulfate de calcium, un minerai qui contient du calcium et du soufre. Il est extrait de mines ou peut provenir de sources industrielles comme sous-produits de fabrication. Son rôle comme amendement est de contribuer à améliorer la structure du sol et de neutraliser la conductivité électrique des sols, causés par la présence excessive de sodium en particulier dans les sols argileux. Il est donc particulièrement utile pour les sols inondés par de l’eau salée (eau de mer) ou qui reçoivent beaucoup de sel de déglaçage près des routes.

  • Chaux

La chaux est principalement utilisée en horticulture pour réduire l’acidité du sol, donc augmenter le pH, afin de favoriser l’assimilation des éléments nutritifs par les racines des plantes ainsi que pour éliminer les micro-organismes pathogènes du sol. On retrouve sur le marché plusieurs types de chaux. En horticulture, on utilise principalement de la chaux de type dolomitique. Ce type de chaux offre entre autres l’avantage d’avoir un mode d’action plus rapide que les autres types. Toutefois, la quantité nécessaire est très difficile à évaluer et il vaut mieux l’ajouter en plusieurs petites doses. Il suffit de prendre un volume de substrat témoin, auquel on ajoute une petite quantité de chaux, puis on arrose. Il faut ensuite attendre de 24 à 48 heures avant de prendre la mesure du pH. Répéter ces étapes jusqu’à l’obtention du pH désiré. Une fois cela accompli, on effectue les rajustements en fonction du volume total de substrat à traiter. Il est inutile de tenter de modifier le pH d’un substrat inerte chimiquement ; seuls les substrats organiques valent la peine d’être modifiés.

  • Cendre de bois

Les cendres de bois sont riches en plusieurs nutriments, particulièrement le calcium, le potassium, le phosphore et le magnésium. Elles doivent toutefois être utilisées parcimonieusement, car l’utilisation d’une quantité trop élevé de cendre de bois peut être nocive pour la croissance des plantes. En effet, les cendres de bois ont un effet alcalinisant très important sur le pH du sol et peuvent brûler les racines. Étant donné qu’elles sont un sous-produit de la combustion du bois et que leur teneur en minéraux peut varier grandement d’une essence de bois à l’autre, il est essentiel d’effectuer une analyse minérale complète des cendres avant de les utiliser afin d’établir le taux d’application approprié. D’ailleurs, les cendres de bois sont généralement très riches en potasse qui favorise le développement des fleurs et des fruits mais très pauvre en azote nécessaire à la croissance des plantes.

  • Soufre

Principalement utilisé pour acidifier un sol trop alcalin, le soufre ne permet pas un effet immédiat et nécessite, par conséquent, un délai plus ou moins long pour agir. Pour les cultures en pleine terre, il est préférable d’incorporer le soufre dans les premiers 8 à 15 cm d’épaisseur de sol environ un an avant la plantation pour lui laisser le temps d’agir. Lorsque l’application d’une grande quantité de soufre est nécessaire, il est préférable de diviser la dose et d’effectuer deux applications, soit une au printemps et l’autre à l’automne. Le taux d’application devra tenir compte de la teneur en soufre du produit utilisé (généralement 90%) et des résultats de l’analyse du sol.

  • Sable

D’origine minérale variable, le sable utilisé en horticulture contient principalement de la silice. On retrouve plusieurs grosseurs de particules de sable, allant de 0,05 mm pour un sable très fin à 2 mm pour un sable grossier. Il est important d’utiliser un mélange de particules de dimensions uniformes, car les particules fines peuvent obstruer les espaces entre les plus grosses particules et ainsi limiter l’aération et le drainage du substrat. Le sable présente plusieurs avantages. Il peut améliorer le drainage du sol et il n’interfère pas avec les amendements d’engrais permettant de contrôler plus précisément la fertilisation. Toutefois, en trop grande quantité dans un mélange, le sable augmente les besoins en eau, à cause de sa capacité de drainage élevé. Le pH du sable se situe normalement entre 6 et 8.

  • Perlite et vermiculite

Principalement utilisées pour la culture en pot, la perlite et la vermiculite sont produites à partir de minéraux qui sont chauffés à très haute température afin de leur faire prendre du volume. Elles sont souvent utilisée en mélange avec de la tourbe afin d’améliorer la dispersion de l’eau. La perlite est très légère, offre une porosité très élevée et son pH est presque neutre à 6,9. Dans le cas de la vermiculite, le pH peut varier habituellement de 7,5 pour une vermiculite grossière à 8,7 pour une vermiculite fine.

La vermiculite quant à elle libère, en se dégradant, du potassium, du calcium et du magnésium qui peuvent interférer avec la précision de votre dosage d’engrais.

En outre, malgré leur porosité très élevée respectivement 96 et 95%, la perlite et la vermiculite retiennent l’eau très fortement et ne la rendent que très peu disponible pour absorption par les plantes.

 

Amendements synthétiques

Fabriqué à base de composés chimiques et à partir de procédés industriels, les amendements synthétiques sont d’excellents compléments aux amendements organiques et inorganiques. Ils sont utilisés principalement pour la culture en contenant. Toutefois, des horticulteurs plus audacieux peuvent les utiliser pour des cultures en pleine terre plus capricieuses et en retirer certains bénéfices. Le coût pourra toutefois être un obstacle dans le cadre d’un projet d’envergure.

  • Agents mouillants

Il peut être utile d’ajouter des agents mouillants dans le mélange de substrat afin de favoriser la pénétration de l’eau. Ils agissent en diminuant la force de cohésion des molécules d’eau afin de les forcer à se séparer en très fines gouttelettes et ainsi mieux pénétrer au travers des particules de substrat. L’utilisation d’agents mouillants dans un mélange de tourbe augmente sa capacité de rétention en eau ainsi que celle de s’humidifier à nouveau après un assèchement complet. À l’opposé, l’utilisation d’agents mouillant dans certains substrats comme la vermiculite aura l’effet inverse de celui désiré. L’augmentation de la capacité de pénétration des fines gouttelettes d’eau dans la vermiculite augmente la vitesse de drainage, réduisant ainsi la quantité d’eau disponible pour les plantes.

  • Hydrorétenteurs

Les hydrorétenteurs augmentent la capacité d’absorption et de rétention de l’eau. Ils permettent de diminuer la fréquence des arrosages. Ils n’ont toutefois pas la capacité des agents mouillants pour augmenter la pénétration de l’eau dans le substrat. Ils ont la capacité d’absorber de 50 à 700 fois leur poids en eau. La régie de fertilisation des plantes cultivées à l’aide d’hydrorétenteurs doit être ajustée. On tiendra compte en particulier de la conductivité électrique qui, si elle est trop élevée, peut réduire la capacité de rétention de l’eau des hydrorétenteurs. Une teneur élevée en calcium et en magnésium peut aussi réduire leur efficacité. Pour une utilisation réussie, on doit assurer aux hydrorétenteurs une saturation initiale en eau en les arrosant à plusieurs reprises. Il faut aussi arroser régulièrement les plantes, même si le substrat contient des hydrorétenteurs, afin d’éviter que ceux-ci se déshydratent. Leur réhydratation est difficile et les plantes risquent d’en souffrir. Les hydrorétenteurs n’éliminent pas le besoin d’un arrosage régulier, mais permettent de diminuer la quantité d’eau ou la fréquence des arrosages.

 

Une question de besoin

Comme vous pouvez le constater, les amendements de sols disponibles sont multiples et ont chacun leur utilité. Il est donc essentiel de bien établir vos besoins avant d’effectuer votre choix. Pour vous aider, rien de mieux que de réaliser des analyses de sols et d’établir vos objectifs culturaux de manière précise.

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Cultiver des champignons à la maison : OUI, MAIS ATTENTION LES DÉGÂTS

La culture des champignons est possible à l’intérieur et permet d’en produire de grande qualité culinaire tels le pleurote (Pleurotus ostreatus) et le shiitake (Lentinula edodes). Toutefois, ces champignons saprophytes se nourrissent du bois. Leur reproduction s’effectue à l’aide de spores et lorsque celles-ci se répandent dans l’air, il y a un risque qu’elles se logent et se développent dans la structure en bois de la maison, ce qui est à éviter.

Pleurote mur
Sur cette photo, un pleurote pousse dans le bas d’un mur. source: J.A. Fortin

Le substrat de culture de ces champignons est fabriqué à partir de bran de scie ou de bûche de bois dur, tels le chêne, le bouleau, le peuplier, l’aulne, le hêtre et le saule. Il est possible de se procurer des sacs de culture prêts à l’emploi qu’il suffit de placer dans les conditions prévues pour chaque stade de croissance afin d’obtenir des fructifications. Ces fructifications sont les mêmes champignons auxquels nous sommes habitués.

Sac pleurote
Pleurotes qui ont poussé sur un sac de culture prêt à l’emploi.

L’autre méthode consiste à se procurer de la semence de champignon appelée « blanc ». Plusieurs étapes sont alors nécessaires pour obtenir les champignons sous une forme comestible. La première méthode est donc à privilégier pour les débutants.

La culture du champignon blanc, aussi appelé champignon de Paris, s’effectue dans des couches de substrat. source: J.A. Fortin

Extrait du livre:

Les serres domestiques_3D WEBLes serres domestiques et les jardins d’intérieur par Simon Chrétien. 2e édition bientôt disponible en version électronique.

 

 

 

 

 

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Une serre dans sa cour: c’est possible et facile!

Contrairement à ce que plusieurs pensent, posséder une serre dans sa cour, c’est possible et ce n’est pas nécessairement dispendieux. Que ce soit pour faire vos semis ou encore prolonger la belle saison, la culture abritée offre une foule de possibilités au jardinier amateur.  La culture en serre permet aussi de réaliser des cultures qui ne seraient pas possibles sous les conditions climatiques du Québec et permet, en plus, de s’adonner au jardinage en toute saison.

 

Étapes préliminaires à ne pas négliger

Avant de vous lancer dans l’aventure de la culture abritée, prenez le temps d’effectuer une bonne réflexion sur vos besoins, car il est facile de s’emballer et de se retrouver avec un projet démesuré.

Afin d’assurer le succès de votre projet, il est essentiel de faire une bonne planification. Vous devrez déterminer l’espace disponible, le budget que vous allouez à l’activité et le temps que vous consacrerez au suivi de vos cultures. Il est aussi important de consulter votre municipalité afin de vérifier la réglementation en vigueur et de demander les permis nécessaires, s’il y a lieu.

 

Une question de dimension

Après avoir établi vos besoins présents et futurs, vous devrez déterminer la dimension de la serre. Cette dernière déterminera indirectement la quantité de plantes que vous désirez cultiver. Lors de la planification de la dimension de la serre, n’oubliez pas, non seulement de déterminer la dimension en termes de superficie au sol, mais aussi en terme de hauteur. De grosses plantes tropicales nécessitent une serre plus haute que des semis de fleurs annuelles.

 

Les matériaux

Il existe plusieurs formes de serres. Le choix de la forme déterminera bien plus que l’apparence de la serre. La forme choisie influencera le choix de la structure et le recouvrement de la serre. On retrouve plusieurs matériaux de recouvrement et de structure sur le marché. Le métal (aluminium, acier et acier galvanisé) et le bois sont les principaux matériaux utilisés pour la structure. Comme recouvrement, le choix est plus varié : on retrouve le verre, le polyéthylène, le polycarbonate, la fibre de verre et l’acrylique. On peut utiliser ces matériaux en simple ou double épaisseur. L’utilisation de deux épaisseurs ou plus de recouvrement permettra d’obtenir, un peu à l’image des fenêtres thermos d’une maison, un coefficient d’isolation qui facilitera le maintien d’une température plus élevée dans la serre. Le choix des fondations sera lui aussi influencé par le choix du recouvrement. Il est nécessaire de faire une fondation plus robuste pour une serre recouverte de verre que pour une serre recouverte de polyéthylène. Le moindre mouvement d’une fondation d’une serre de verre suffirait à l’endommager, contrairement à une serre recouverte par un film polyéthylène qui peut résister à de légers mouvements des fondations.

 

Qu’en est-il du climat intérieur?

Souvent négligé par les jardiniers amateurs, le contrôle du climat dans la serre est un facteur de réussite ou d’échec très important. Une serre nécessite au minimum un système de ventilation mécanique ou naturelle et un système de chauffage (gaz, huile, électricité, etc.) lorsque vous cultivez en saison froide. L’effet de serre, qui affecte depuis plusieurs années notre climat et qui réchauffe la température, n’est pas différent de ce qui se produit dans une serre domestique l’été. La température peut facilement s’élever à plus de 40 degrés Celsius à l’intérieur en été si l,on ne prend pas les précautions nécessaires (ventilation, toile ombrageante, etc.). Afin de contrôler les divers équipements tels que le système de chauffage ou de ventilation, il est possible d’utiliser  des systèmes de contrôle manuel ou automatique, comme un thermostat ou une minuterie.

 

Design d’intérieur pour jardinier

Pour terminer l’aménagement de votre serre, selon l’espace disponible, vous pouvez procéder à l’installation de support de culture, tel des tables, un espace de rangement ainsi que d’empotage. N’oubliez pas de prévoir une source d’approvisionnement en eau pour l’arrosage des plantes.

 

Combien ça coûte?

Il existe des serres domestiques pour tous les besoins et budgets. Il faut prévoir un budget de base d’environ 500$ pour une serre de qualité « standard » (Abris Harnois) et de petite dimension contre environ 2000$ pour un modèle haut de gamme d’une dimension équivalente (Cross Country Greenhouse). Le choix dépendra du résultat de votre réflexion lors de l’étape préliminaire.

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Photographie: la vitesse d’obturation

La vitesse

J’aimerais vulgariser certains sujets importants en photographie pour les rendre accessibles aux débutants en photographie et à ceux qui aimeraient s’initier et qui ne connaissent pas tout le langage technique. Rendre simple un sujet permet de le visualiser et l’assimiler pour qu’il devienne un automatisme. Aujourd’hui,  je vais expliquer ce qu’est la vitesse sur un appareil photo. Comme suite à ces explications, vous serez en mesure de comprendre qu’il n’y a pas que le mode automatique sur votre appareil et que vous gagnerez beaucoup de latitude à faire différents types de photos originales sans être un expert.

Définition

Et non! La vitesse n’est pas lorsqu’oncle François tente de vous prendre en photo rapidement avant  que vous n’ayez eu le temps de réagir. C’est plutôt la vitesse à laquelle l’obturateur ouvre pour laisser entrer la lumière dans le capteur de l’appareil. Le temps de pose, la durée d’exposition,  sont des synonymes de la vitesse d’obturation. C’est comme ouvrir les rideaux de la fenêtre et les refermer rapidement. C’est durant ce délai que l’image est captée.

Impacts de la vitesse

La vitesse d’obturation a une influence sur 3 éléments :

  • La luminosité (exposition de votre image)
  • La netteté de l’image
  • Le bruit (que je ne traiterai pas dans cet article)

Sachez que plus le temps d’ouverture de l’obturateur sera long, plus la lumière aura le temps de pénétrer sur le capteur, plus votre image sera lumineuse,  mais aussi pourra être floue si votre sujet est en mouvement par exemple.

Comment ça marche?

Sur tout appareil photo reflex, il y a une petite roulette avec  des lettres. Ce sont les modes de votre appareil. Sur certains appareils comme Nikon par exemple on trouvera la lettre « S » et chez Canon, on aura « Tv ». Avec ce mode, on pourra définir nous-mêmes la vitesse d’obturation (temps de pose) alors que tous les autres paramètres seront gérés automatiquement par l’appareil. Donc, on vient de quitter le mode complètement automatique pour devenir plus créatif et flexible.

Le temps de pose est généralement compris entre 1/8000 secondes et 30 secondes sur un appareil reflex. « 1/8000 s » est très court et la lumière entre très peu. Cela nous permettra de figer un sujet en mouvement pour une image très nette. Par contre, cela laissera entrer moins de lumière. L’appareil devrait normalement pouvoir gérer cette situation, mais dans des cas extrêmes où l’on a peu de lumières, cela pourrait faire quand même une image sombre. Ce cas particulier sera traité dans un autre article.

Dans le petit écran de votre appareil, pour 1/4 s vous verrez 4 et pour 4s vous verrez 4’’.

Voici quelques exemples de situations et la vitesse requise :

  • 1/4000 splash d’eau, soleil très intense
  • 1/2000 Figer oiseaux
  • 1/1000 Figer voitures, motos, avions
  • 1/500 Figer animaux, athlètes, vélos
  • 1/250 Figer animaux, personnes en mouvement
  • 1/125 Effet de filé de voitures, motos
  • 1/60 Effet de filé vélos près de  nous
  • 1/30 Effet de filé vélos loin de nous
  • 1/15 Effet de filé de personnes en mouvement
  • 1/8 Faire flou de rivières ou chute
  • 1/4 Faire flou de personnes qui marchent
  • 1/2 Faire flou de ruisseau ou chute (doux)
  • 1s et + Effet filé de lumières de nuit

Par exemple, plus ce que vous photographiez est proche de vous et rapide, plus la vitesse devra être courte pour figer le sujet

En résumé

Vous désirez être moins dépendant du mode automatique de votre appareil et avoir plus de flexibilité dans certaines situations difficiles. Utiliser le mode « vitesse » sur votre appareil. Je pourrais donner un petit guide comme ceci :

Vitesse rapide = 1/500 = temps court = image figée et nette = moins lumineux

Vitesse lente = 2 secondes = temps long = image floue si mouvement = plus lumineux

vitesse photographie_txt

 

J’espère que cet article vous aura fait connaître une nouvelle notion ou vous aura permis de la démystifier pour l’utiliser dorénavant. Si vous êtes suffisamment avancé et aimeriez approfondir cette notion, beaucoup d’informations sont disponibles sur internet…bonne recherche