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L’homme qui plantait des arbres….c’est vous et de la bonne façon j’espère!

Empreint de l’esprit du film de Frederic Back et avec l’automne qui sera malheureusement bientôt à nos portes accompagné de ses températures plus fraîches, le temps sera idéal pour enrichir votre terrain d’un ou de quelques nouveaux arbres. En effet, la période comprise entre le début septembre et la mi-octobre constitue le meilleur moment pour planter un arbre. Il aura ainsi amplement de temps pour amorcer une bonne croissance racinaire avant que les gelées rapprochées ne viennent mettre fin au processus. Avec une meilleure implantation racinaire, votre arbre sera fin prêt à bien s’établir dès l’année prochaine. Toutefois, avant d’acheter un arbre et de le mettre en terre, il est important de prendre le temps de réfléchir à plusieurs facteurs, puisque l’arbre sera implanté pour de nombreuses années.

 

Localisation

Lorsque l’on choisit un arbre, il faut, avant toute chose, déterminer l’endroit où il sera planté. Un mauvais arbre au mauvais endroit peut causer quelques soucis, voire une perte d’argent si vous devez l’abattre. Selon l’endroit choisi, il est possible de déterminer les dimensions maximales de l’arbre à maturité. Par exemple, si la portion de terrain désignée à recevoir votre beau spécimen est située sous ou très près d’une ligne électrique, il faudra choisir un arbre d’un plus petit gabarit qui n’atteindra jamais des hauteurs dangereuses.

Vous devez aussi tenir compte de la réglementation en vigueur dans votre municipalité. Par exemple, il est interdit de planter un saule pleureur ou un érable argenté dans certaines villes, car leurs racines sont trop envahissantes et peuvent causer des dommages à votre système de drainage autour de la maison et même aux fondations.

 

Caractéristiques du sol

Il faut aussi déterminer les caractéristiques du sol dans lequel poussera l’arbre. Est-il argileux, sablonneux, etc.? Son pH est-il acide, neutre ou alcalin? Si vous ne savez pas, une analyse de sol serait peut-être judicieuse. Demandez à votre jardinerie si elle offre le service d’analyse d’échantillons.

D’autres questions essentielles à se poser : le sol se draine-t-il facilement ou est-ce que les racines de l’arbre baigneront dans l’eau? Certaines espèces, comme le thuya, aiment les sols à teneur élevée en humidité, alors que les robiniers s’accommodent mieux d’un sol bien drainé. Est-ce que le sol a tendance à se compacter facilement? Certaines espèces ont de la difficulté à croître dans un sol lourd et compact tels certains féviers.

 

Zone de rusticité

Vous devez déterminer dans quelle zone de rusticité se situe votre lieu de plantation. Pour ce faire, vous pouvez consulter, pour le Canada, la carte des zones de rusticité publiée par Agriculture et Agroalimentaire Canada.

Par exemple, la région de Québec est classifiée «zone 4b». Vous pouvez alors planter, dans cette région, un arbre qui est rustique en zone 4 et moins (soit 4, 3, 2 ou 1). Toutefois, dans certains lieux à l’abri du vent ou près d’un cours d’eau, il peut se former un microclimat propice à la plantation d’arbres ayant une cote supérieure. Ainsi, un arbre de zone 5 pourra sans doute survivre en zone 4 ou 4 b, et ce, même si la région, en général, ne lui convient pas.

 

Conifère ou feuillu

Vous n’êtes pas sans savoir que les arbres à feuilles caduques perdent leur feuillage à l’automne. Durant cette période de changements de couleur, ceux-ci nous offrent un spectacle haut en couleur des plus intéressants. Cependant, un peu de travail est nécessaire lorsque vient le moment de les ramasser. Les feuillus, plus particulièrement, apportent leurs bienfaits pour protéger la maison des chauds rayons du soleil d’été et ainsi contribuer à réduire l’élévation de température à l’intérieur. De façon inverse, l’hiver, lorsque les feuilles sont tombées, le rayonnement solaire vient réchauffer la demeure. À l’exception du mélèze, les conifères conservent leurs aiguilles l’hiver, ce qui permet de garder un peu de verdure dans votre cour extérieure tout l’hiver. De plus, les conifères offrent un excellent refuge aux oiseaux et font également d’excellents brise-vent.

 

Des fruits comestibles

Pourquoi ne pas joindre l’utile à l’agréable et planter un arbre fruitier! Vous pourrez alors récolter de délicieux fruits que vous pourrez manger frais ou transformer en produits succulents comme le jus, la gelée ou la compote. Plusieurs espèces d’arbres fruitiers sont disponibles au Québec : en plus du pommier, le prunier, le poirier, l’abricotier, le mûrier sur tige et le cerisier sont disponibles dans les jardineries. Soyez toutefois prudent lors de votre choix afin de sélectionner un cultivar peu sensible aux insectes et aux maladies ainsi qu’adapté à votre zone de rusticité.

 

Période de plantation

Qu’il s’agisse d’un arbre à racines nues ou en pot, la meilleure période pour planter celui-ci est soit au printemps lorsque la neige a disparu ou soit à l’automne (par exemple, au mois de septembre) avant les risques de gel important. Il est préférable d’effectuer la plantation en dehors des périodes de sécheresse. Évitez de les planter tard à l’automne, car les arbres qui sont à la limite de leur zone de rusticité ou hors de leur zone auront de la difficulté à s’implanter. Il est préférable de les planter lorsque la journée est fraîche et nuageuse.

 

Le choix du plant

Il faut aussi prendre le temps de bien choisir l’arbre à la jardinerie. Observez-le pour vous assurer que le tronc n’est pas blessé et que le feuillage ne semble pas affligé d’une maladie. Si l’arbre n’est pas trop gros, regardez l’état des racines dans le pot. Vous pourrez en même temps vérifier s’il s’agit d’un arbre qui vient juste d’être transplanté dans un pot plus gros. Il n’est pas idéal de replanter toute de suite un arbre dans cette situation.

 

Méthode de plantation

Tout d’abord, il faut creuser un trou équivalent à une fois et demie le diamètre de la motte ou du pot et s’assurer que la profondeur du trou sera substantiellement plus grande que celle du contenant ou de la motte. Veillez à ameublir les parois du trou pour éviter qu’elles ne soient trop lisses et compactes afin que la croissance racinaire en soit facilitée. Vous pouvez retirer ou laisser le jute qui entoure la motte si c’est le cas, car elle se décomposera après quelque temps. Pour combler le trou, vous pouvez utiliser la terre que vous avez retirée, pourvu qu’elle soit de bonne qualité, sinon remplacez-la ou mélangez-la avec un mélange à plantation que vous vous procurerez en jardinerie. Il est utile d’ajouter au mélange de la poudre d’os moulu et des mycorhizes afin de favoriser l’enracinement. Il est aussi recommandé d’effectuer une fertilisation lors de la plantation avec un engrais liquide à concentration élevée en phosphore de type 10-52-10 afin de stimuler la croissance des racines. Pour terminer, planter un tuteur ou des cordes de stabilisation afin de soutenir votre arbre le temps que son enracinement soit suffisant (au moins un an). N’oubliez pas d’arroser copieusement votre arbre nouvellement planté, et ce, régulièrement pour les premiers mois.

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